Investir l’espace géographique local serait une solution pour permettre une transition réelle vers des systèmes alimentaires plus écologiques et plus justes. Parce qu’il y a là une évidence partagée au-delà de clivages partisans, il convient d’y regarder de plus près afin de mieux voir les revers d’une telle focalisation sur cette échelle d’action. À cette condition seulement, il sera possible d’échapper à la réduction des problèmes écologiques et économiques aux seuls problèmes scalaires, et par là-même de ne pas faire du local une fin mais un moyen pour d’autres fins.
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Ressources hors Chaire
Articles
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Manger local. Leurres et promesses
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAY -
La gestion ordinaire de la vie en deux
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYA partir de données variées (entretiens, photos, films) sur la double journée de femmes en activité, l’article rend compte d’une analyse sur la gestion quotidiennedu travail salarié et du travail domestique, spécifique de la place des femmes dans les rapports sociaux de classes et de sexe. L’empiètement d’un univers sur l’autre complique la gestion des espaces-temps ; celle-ci ne peut être réduite à une addition de pratiques qui seraient isolables, stables et univoques. La charge mentale de la journée "redoublée" est lourde d’une tension constante, pour ajuster des temporalités et des espaces différents, mais non autonomes, qui interfèrent de manière multiplicative.
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« Food activism » en Europe : changer de pratiques, changer de paradigmes
27 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYQu’elles soient locales, nationales ou internationales, les mobilisations et les contestations liées à l’alimentation regroupent un large éventail de pratiques allant des actions collectives de producteurs ou de consommateurs aux mouvements sociaux et politiques structurés. À partir d’une définition large et inclusive de la notion de, ce texte explore diverses formes, conceptions et pratiques du food activism observables en Europe. Comment pouvons-nous analyser le food activism et quelles sont ses limites ? Quels types d’économie imaginent ou pratiquent les food activists ? Quels types de positions défendent-ils et quelles stratégies mettent-ils à l’œuvre en Europe ? À partir de deux cas d’étude – le mouvement international Slow Food et les systèmes de paniers de légumes de type AMAP –, il s’agira d’avancer quelques hypothèses concernant les paradigmes et les pratiques de ces activismes. Interroger le food activism nous permet de comprendre non seulement les changements qui affectent dans le temps ces formes de mobilisation et leurs objectifs, mais aussi les liens et connexions entre différents types d’activismes liés à la sphère de l’alimentation. Cela nous conduit parallèlement à interroger nos propres paradigmes et nos propres pratiques de recherche.
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La cuisine maison coûte-t-elle moins cher ?
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYIl est courant d’entendre que cuisiner soi-même est avantageux financièrement. Mais qu’en est-il vraiment ? L’équipe INRA de Nicole Darmon avait déjà montré qu’un budget d’au moins 3,50 € par jour et par personne était strictement nécessaire pour avoir une alimentation nutritionnellement équilibrée. C’est un niveau en dessous duquel il est risqué de se situer… Or c’est justement l’ordre de grandeur du budget alimentaire des personnes pauvres. Cette équipe INRA est aussi à l’origine d’Opticourses, un programme de promotion de la santé pour concilier alimentation et budget (www.opticourses.fr). Dans ce cadre, un petit livret A été coconstruit avec des personnes défavorisées pour reconnaître facilement les aliments de bonne qualité nutritionnelle et connaitre leur « prix-seuil », c’est-à-dire le prix « bon plan ». Récemment, après avoir remarqué qu’aucune donnée scientifique ne démontrait l’atout prix des préparations maison versus plats industriels, l’équipe a mené une étude pour clarifier la situation.
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Small farm production and the standardization of tropical products
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYThis paper explores the historical relations between labour organization and product qualification in the production of tropical agricultural exports. In supplying international markets for tropical products, peasant farming emerged as the norm for labour organization after the First World War, competing with the large plantations and different systems of forced labour. During the same period, national standards became the dominant tool for product qualification of commodities traded on the global agricultural markets. These standards allow the creation of futures markets and the emergence of traders, instead of auction markets and commission merchants : two changes that were the basis of the subsequent international marketing of peasant-produced commodities. The last part of the paper considers the potential consequences of the current erosion of standards for the position of peasants in tropical export crop cultivation.
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Recycling, recovering and preventing “food waste” : competing solutions for food systems sustainability in the United States and France
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYDrawing on a distinction between “weak” and “strong” sustainability, this paper argues that “strong” prevention based on holistic changes in the food system is the most sustainable solution to food surplus and waste. It suggests that academics focus on strong food surplus prevention, but also that advocates encourage government and corporate actors to differentiate between weak and strong actions to diffuse strong sustainability across organizations and countries.
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La lutte contre le gaspillage alimentaire en France et aux États-Unis : mise en cause, mise en politique et mise en marché des excédents alimentaires
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYÀ travers le cas de la « lutte contre le gaspillage alimentaire » en France et aux États-Unis, cette thèse met en évidence les rouages de la transformation d’organisations capitalistes par l’incorporation de critiques sociales et écologiques, selon le processus théorisé par Boltanski et Chiapello dans Le nouvel esprit du capitalisme (1999). Reposant sur l’analyse qualitative de 213 entretiens et de plus de 125 observations menées de 2013 à 2017 au sein d’associations environnementales et caritatives, d’administrations publiques et de firmes des deux pays, ce travail de recherche retrace la construction de la cause du gaspillage, son inscription dans l’action publique, puis ses effets sur le fonctionnement de la production et des marchés alimentaires. L’argument proposé est que des militants, des chargés de la responsabilité sociale d’entreprises comme des acteurs politiques ont assuré non seulement la remise en cause mais aussi la remise en marché de produits alimentaires jusqu’alors jetés, par des mécanismes de reconstruction de valeur(s), de réallocation et de recatégorisation. Dans une démarche de changement consensuelle et réformiste, ils n’interrogent que rarement les relations de pouvoir sous-jacentes à l’origine de ces excédents. Ils contribuent ainsi à une recomposition des systèmes alimentaires qui bénéficie aux firmes dominantes autant qu’à des fondateurs d’entreprises et d’associations saisissant de nouvelles opportunités. Par ce retour réflexif sur leurs initiatives, cette thèse invite les entrepreneurs de la lutte contre le gaspillage, en France comme aux États-Unis, à s’interroger sur leur propre rôle dans l’adaptation d’organisations capitalistes.
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Mon assiette, ma planète - Alimentations pour un monde durable
11 avril 2022, par Mathilde COUDRAYDécouvrez cette exposition en 17 panneaux synthétisant les grands enjeux de notre alimentation. Un projet coordonné par l’IRD en partenariat avec la Chaire.
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Aliments morts, aliments vivants
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYLes végétariens sont-ils des marginaux aux croyances irrationnelles, de doux rêveurs aux pensées naïves ou de dangereux sectaires qui tentent d’imposer une religion des petites graines ? Ni l’ un, ni l’ autre, bien sûr, mais des réseaux de personnes aux croyances spécifiques. Ces croyances, à l’ instar de toute croyance, ne sont ni vraies ni fausses. Il s’ agit en fait de représentations, de conceptions qui proposent une interprétation particulière du monde et du rapport entre les hommes et les animaux.
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Circuits courts alimentaires, dynamiques relationnelles et lutte contre l’exclusion en agriculture
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYLes circuits courts alimentaires, sujet d’actualité, sont parfois idéalisés alors que leur capacité à réduire les inégalités reste à approfondir. À partir des apports de la sociologie économique, l’article cherche à montrer en quoi et comment ces circuits, en tant que marchés valorisant les liens sociaux, peuvent permettre d’intégrer des positions sociales marginalisées en agriculture, identifiées à partir d’un travail préalable de bibliographie et d’enquêtes. Basée sur une analyse longitudinale des relations sociales et des récits de vie, la recherche fait émerger trois types de dynamiques relationnelles facilitant l’intégration d’exclus. La contribution illustre les circuits courts considérés comme des outils au service d’un développement social durable.
Chaire UNESCO Alimentations du monde