Webinaire : l’alimentation comme porte d’accès aux droits

Retrouvons-nous autour d’exemples d’initiatives et de politiques publiques permettant un accès effectif à l’alimentation. Un événement organisé en partenariat avec le CNFPT et l’ANSA.

Aujourd’hui, l’aide alimentaire occupe une place singulière dans l’action sociale française : initialement pensée comme une réponse à la privation matérielle de nourriture, elle s’inscrit désormais, à travers son rattachement au Code de l’action sociale et des familles (CASF), dans une ambition plus large d’inclusion sociale et d’accès aux droits.

Ce glissement est représentatif de la perception actuelle des dispositifs d’aide alimentaire. Parce qu’ils répondent à un besoin vital et immédiat, ces derniers peuvent davantage toucher des publics éloignés des institutions, invisibles aux radars classiques du travail social. Ils pourraient donc constituer un point d’entrée privilégié vers l’ouverture de droits - logement, santé, emploi, protection sociale - et participer à lutter contre le non-recours.

Pour autant, cette rencontre entre urgence alimentaire et accès aux droits ne va pas de soi. D’abord, parce que les dispositifs d’aide alimentaire sont également concernés par le non-recours et la difficulté de toucher des publics isolés. Ensuite, considérer l’aide alimentaire comme un levier d’accès aux droits implique de penser des actions concrètes qui permettront effectivement aux personnes de les activer, mais dans un contexte où les moyens contraints interrogent la capacité réelle des dispositifs à atteindre ces nouveaux objectifs. Aussi, l’intégration par les associations de cette nouvelle mission suppose de créer des liens entre deux mondes – aide alimentaire et acteur.ices du social - aux logiques, pratiques et contraintes différentes. Enfin, comme le montre la chercheuse Magali Ramel, ces enjeux d’accès au droit commun sont à rapprocher des réflexions relatives à la reconnaissance d’un droit à l’alimentation réel et effectif, aujourd’hui non introduit dans la loi.

Ce webinaire propose de revenir sur ces questionnements. Comment concrètement l’aide alimentaire peut-elle effectivement devenir un levier d’accès aux droits ? Comment outiller et accompagner celles et ceux qui, au quotidien, sont en première ligne face aux personnes en situation de précarité ? et comment penser la question de l’accès au droit commun, lorsque celui de l’alimentation n’est aujourd’hui pas effectif ?

Mardi 3 novembre 2026 de 11h à 12h30

Avec :

  • Mathias Hudbert, Responsable de l’innovation, CEMEA Occitanie
  • Zharin Garcia, chargée de plaidoyer, Action contre la faim, mission France