Cet article analyse les formes d’engagement existant dans la consommation engagée en prenant en compte l’ensemble des acteurs sociaux qui rendent possibles ces pratiques : consommateurs mais également producteurs, distributeurs ou encore fondateurs, salariés et bénévoles de réseaux associatifs. Il montre que ces actions politiques passant par le marché ne reposent pas uniquement sur de nouvelles formes d’engagement individualisées mais également sur des engagements militants plus traditionnels ainsi que sur ceux d’individus cherchant à concilier convictions et emploi. La coexistence de ces différents investissements est une source de difficultés pour les mouvements de l’alimentation engagée.
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Sociale
Articles
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Engagements militants, professionnalisés ou distanciés : les visages multiples de l’alimentation engagée
27 octobre 2021, par Mathilde COUDRAY -
Anaëlle Denieul
8 avril 2022, par Mathilde COUDRAYMOTS-CLÉS : DROIT À L’ALIMENTATION, POLITIQUE PUBLIQUE, DÉMOCRATIE ALIMENTAIRE, DÉBATS, EXPÉRIMENTATIONS
L’alimentation durable peut se définir comme « une alimentation choisie, désirable, culturellement acceptable, en accord avec les valeurs, les préférences et les pratiques alimentaires, de bonne qualité́ sanitaire, nutritionnellement adéquate, respectueuse de l’environnement, économiquement viable et équitable » (Caillavet et al., 2021). La question de son accessibilité est une problématique « qui (...) -
Conférence–débat sur l’accès à l’alimentation et les déserts alimentaires
10 novembre 2021, par Mathilde COUDRAY"Deconstructing Food Access and Food Deserts in Chicago and Beyond : Public Health, Geographic Information Systems, and the Power of Maps".
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Does participating in community gardens promote sustainable lifestyles in urban settings ? Design and protocol of the JArDinS study.
10 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYDespite growing evidence for the multiple health benefits of community gardening, longitudinal studies based on quantitative data are needed. Here we describe the protocol of JArDinS, a quasi-experimental study, aimed at assessing the impact of community garden participation (a natural experiment) in the adoption of more sustainable lifestyles.
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L’alimentation au cœur des sociabilités ville-campagne. L’exemple des marchés fermiers comme formes d’interactions entre populations agricoles et touristiques
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’expérience alimentaire associée au tourisme semble être le lieu de multiples aspirations et représentations, notamment en espace rural, donnant lieu à de nouvelles pratiques, offres et filières situées parfois en marge d’un développement touristique plus institutionnalisé. C’est le cas de l’agritourisme, défini comme l’ensemble des activités touristiques pratiquées sur une exploitation agricole et présenté comme moyen de diversification aux bénéfices multiples. Considérant le décalage entre perceptions du monde agricole et réalité du terrain, l’agritourisme, à travers la valorisation de produits agricoles et alimentaires, est analysé comme un moyen de renouer le dialogue et de tisser des liens entre population agricole et société civile. En encourageant un public de non-initiés à réfléchir et à penser l’agriculture, en valorisant des images et des pratiques spécifiques, mais aussi en partageant des valeurs et des visions contrastées du monde agricole et rural, les agriculteurs, à travers la valorisation de leurs produits agricoles et alimentaires, sont au cœur de processus d’interactions. Cette contribution vise ainsi, avec l’exemple des marchés fermiers, à questionner l’alimentation comme vecteur de nouvelles formes de sociabilités entre ville et campagne. L’analyse se base sur une étude exploratoire conduite en 2015 dans la région Midi-Pyrénées (France) auprès d’agriculteurs et d’agricultrices proposant des marchés sur leur exploitation agricole.
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Véganisme, ferming, transhumanisme : de nouveaux fronts pour un capitalisme post-collapse ? (Nicolas Bricas)
18 mars 2020, par Mathilde COUDRAYDans un article récent publié dans The Guardian, G. Monbiot présente une technologie qu’il vient de découvrir dans un laboratoire à Helsinki. Il s’agit de la production industrielle de protéines, de lipides ou de glucides par fermentations de bactéries avec l’usage de l’hydrogène de l’eau comme source d’énergie.
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Dominique PATUREL : « Précarité et démocratie alimentaires »
28 octobre 2019, par Mathilde COUDRAY« L’essentiel c’est de comprendre la démocratie alimentaire pas juste comme un concept, qui changerait la façon de regarder le système alimentaire, mais c’est aussi une méthode la démocratie alimentaire. Avec cette façon de poser la question de la démocratie alimentaire, je regarde d’une part ce qui se passe du côté de l’aide alimentaire. Et là, on voit bien que l’aide alimentaire ce n’est pas juste quelque chose qui permettrait de donner à manger à des gens qui ont faim mais que l’aide alimentaire a une fonction de filière, et s’appuie sur le système productiviste tel qu’il existe.
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Que mangeait-on hier ?
30 janvier 2015, par ClarisseGwenaëlle Goude, bioarchéologue - Antoni Furio, historien - Que nous disent les pratiques et mouvements alimentaires d’hier ? Remontée aux sources préhistoriques de notre alimentation, en passant par les disettes du Moyen-Âge et les « métissages culinaires » en Amérique latine. Puis anticipation sur les alimentations de demain en termes de nouveaux produits, de nouveaux usages, et d’innovations technologiques.
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Webinaire - Diagnostiquer la précarité alimentaire sur un territoire
21 février 2024, par Justine Hugues -
La lutte contre le gaspillage alimentaire en France et aux États-Unis : mise en cause, mise en politique et mise en marché des excédents alimentaires
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYÀ travers le cas de la « lutte contre le gaspillage alimentaire » en France et aux États-Unis, cette thèse met en évidence les rouages de la transformation d’organisations capitalistes par l’incorporation de critiques sociales et écologiques, selon le processus théorisé par Boltanski et Chiapello dans Le nouvel esprit du capitalisme (1999). Reposant sur l’analyse qualitative de 213 entretiens et de plus de 125 observations menées de 2013 à 2017 au sein d’associations environnementales et caritatives, d’administrations publiques et de firmes des deux pays, ce travail de recherche retrace la construction de la cause du gaspillage, son inscription dans l’action publique, puis ses effets sur le fonctionnement de la production et des marchés alimentaires. L’argument proposé est que des militants, des chargés de la responsabilité sociale d’entreprises comme des acteurs politiques ont assuré non seulement la remise en cause mais aussi la remise en marché de produits alimentaires jusqu’alors jetés, par des mécanismes de reconstruction de valeur(s), de réallocation et de recatégorisation. Dans une démarche de changement consensuelle et réformiste, ils n’interrogent que rarement les relations de pouvoir sous-jacentes à l’origine de ces excédents. Ils contribuent ainsi à une recomposition des systèmes alimentaires qui bénéficie aux firmes dominantes autant qu’à des fondateurs d’entreprises et d’associations saisissant de nouvelles opportunités. Par ce retour réflexif sur leurs initiatives, cette thèse invite les entrepreneurs de la lutte contre le gaspillage, en France comme aux États-Unis, à s’interroger sur leur propre rôle dans l’adaptation d’organisations capitalistes.
Sections
- 2021 / Être ensemble - L’alimentation comme lien social
- Séminaire 2014
- Séminaire 2013
- Lutter contre le gaspillage alimentaire ?
- Lutter contre la précarité par de l’aide alimentaire ?
- L’alimentation pour se relier aux autres
- Politique agroécologique et alimentaire de Montpellier
- L’évolution des habitudes alimentaires
- Séminaire 2018
- Séminaire 2016
- Séminaire 2015
Unesco Chair in World #Food Systems