Estelle Kouokam Magne est anthropologue et maître de conférences à l’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC). Elle coordonne actuellement le groupe national de travail « genre et armée », fi nancé par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria). Ses thèmes de recherches privilégiés sont le genre, la santé, l’alimentation et les religions.
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Culturelle
Articles
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« La nourriture de la marmite » : alimentation et socialisation de l’enfant dans deux villes camerounaises. - Estelle Kouokam Magne
22 décembre 2017, par Roxane -
L’Amérique Latine à La Table du Chef – une analyse des représentations culinaires de l’Amérique Latine dans les séries Netflix
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’étude des marchés concerne à la fois la nourriture, les gens, les cultures et surtout les lieux. Ces derniers sont le théâtre de pratiques urbaines quotidiennes qui expliquent et interprètent les territoires et les composantes sociales qui les animent. Le but de ce travail est d’étudier les dynamiques sociales, culturelles et de genre ainsi que les significations complexes que les espaces alimentaires et physiques assument face à l’expérience quotidienne et à la négociation des relations identitaires.
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La construction subtile du goût naturel dans la tradition japonaise - Ikuhiro Fukuda
3 février 2017, par ClarisseIkuhiro Fukuda, géo-socio-anthropologue, Université Waseda (Tokyo) - Les liens qui unissent plaisir et alimentation sont multiples. Comment le système nerveux analyse-t-il les informations sensorielles ? Le plaisir sensoriel contribue-t-il à une alimentation plus saine ? Comment l’industrie alimentaire développe-t-elle des produits qui parlent à nos sens ? Le plaisir de manger ne vaut-il que s’il est partagé ? Dès lors, comment mieux partager la gastronomie ?
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Juliette Augerot
15 septembre 2021, par Mathilde COUDRAYL’abattoir mobile : une réappropriation de l’étape d’abattage par les éleveurs. Depuis l’industrialisation de l’élevage, les éleveurs ont perdu la main sur l’étape d’abattage. Ils n’ont en effet pas d’autre choix que de confier leurs animaux à une filière sur laquelle ils n’ont aucun contrôle ni droit de regard.
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N°18/ La stratification sociale des pratiques d’alimentation durable
23 mai 2022, par Mathilde COUDRAYL’engouement récent pour l’alimentation durable et le développement de politiques publiques en sa faveur amènent à s’interroger sur les disparités sociales qui structurent cette consommation et les facteurs qui la déterminent.
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Comment les villes se nourrissent-elles ?
13 décembre 2012, par ClarisseAu milieu des années 2000, la population mondiale est devenue majoritairement urbaine. En 2050, plus des deux tiers des humains habiteront en ville.
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Promouvoir les « produits locaux » : quelles représentations chez les mangeurs de Lomé (Togo) ? - Ami Ezin et Elisa Lomet
8 janvier 2018, par RoxaneAmi Ezin est consultante en développement et genre, doctorante en sociologie. De nationalité togolaise, Ami Ezin a fait des études de sociologie à l’Université de Kara (Togo) et obtenu une maîtrise option développement en 2007.
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L’homme, le mangeur, l’animal : qui nourrit l’autre ?
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYPour l’homme, l’animal est à la fois nourriture, source de revenus, de services, d’affection et de mythes. Pour l’animal, l’homme est chasseur, éleveur, protecteur et admirateur. L’animal destiné à devenir nourriture ou à produire de la nourriture (lait, oeufs, miel...) peut donc être nourrissant et/ou nourricier.
Les conditions de prédation, de domestication, d’élevage, d’abattage, de partage, ont toujours et partout fait l’objet de prescriptions culturelles ou religieuses derrière lesquelles se profilent des conceptions de la place de l’homme dans la nature et dans l’échelle du vivant. Avec les crises alimentaires, les relations homme/animal se sont dramatisées. Leur impact est d’autant plus important qu’elles s’inscrivent dans des transformations structurelles du rapport des hommes à la nature et des mangeurs modernes à leurs aliments. -
Le voyage des plantes et les grandes découvertes - Michel Chandeigne
5 février 2018, par RoxaneMichel Chandeigne, éditeur, traducteur de l’ouvrage de Jose Mendes Ferrao - Pour son 7e rendez-vous annuel, la Chaire Unesco Alimentations du monde s’intéresse aux circulations des aliments et des hommes, dans l’espace et le temps, pour comprendre comment les connaissances, traditions, habitudes et pratiques alimentaires voyagent dans le monde pour se généraliser, se recomposer, se réinventer, s’hybrider...
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Frontières alimentaires et mets transfrontaliers. La pizza, questionnement d’un paradoxe
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYAttestée depuis au moins le XVIe siècle à Naples, la pizza a connu au XXe siècle et plus particulièrement après la Seconde Guerre mondiale une diffusion quasi universelle. Met aux racines archaïques devenu étendard de la modernité, la pizza a traversé l’histoire comme les aires géographiques et culturelles. Pourtant, cet atypique comestible transfrontalier ne signe pas l’effacement des frontières : son adoption s’accompagne toujours d’un processus de réappropriation au cours duquel elle est pétrie de traits de culture locale et s’intègre harmonieusement dans un système de règles lui préexistant. Au terme de ce processus de réappropriation auquel la malléabilité inédite de la pizza laisse prise, le mets fait à nouveau frontière pour tout autre groupe que celui qui l’a travaillé et remis en forme. La pizza est un objet culturel qui offre un exemple particulièrement intéressant de la manière dont la diversité se maintient et se renouvelle dans le flux des emprunts, et permet dans le même temps de revisiter les scénarios d’homogénéisation culturelle et culinaire, ou l’effacement des frontières qu’induirait le processus de mondialisation. Le fait est piquant, relevons le, c’est tout justement la pizza qui, plus souvent qu’à son tour, est utilisée pour témoigner de l’érosion des spécificités culturelles.
Chaire UNESCO Alimentations du monde