Au Cameroun, en 2008, près de 40 % des ménages vivaient en dessous du seuil de pauvreté (INS, 2008). Dans ce contexte socioéconomique, 33 % des enfants de 0 à 59 mois souffrent de malnutrition chronique et 70 % des enfants sont anémiés (27 % sous forme légère, 31 % modérée, et 2 % grave) (INS, 2011).
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Culturelle
Articles
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N° 3/ L’alimentation du jeune enfant, support de son apprentissage et de sa reconnaissance sociale
21 novembre 2017, par Clarisse -
Le bâbenda, un « mets traditionnel modernisé ». Trajectoire d’une spécialité culinaire burkinabè vers la ville.
22 décembre 2017, par RoxaneRaphaëlle Héron est docteure en socio-anthropologie et ingénieure en agro développement à l’international (ISTOM). Elle est actuellement chercheure associée à l’UMR D&S (Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IRD) ainsi que chargée de mission en socio-anthropologie au sein du groupe Nutriset, notamment animatrice d’un projet de recherche académique portant sur la sécurisation alimentaire (SAOATI), en partenariat avec l’IEDES.
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L’Amérique Latine à La Table du Chef – une analyse des représentations culinaires de l’Amérique Latine dans les séries Netflix
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’étude des marchés concerne à la fois la nourriture, les gens, les cultures et surtout les lieux. Ces derniers sont le théâtre de pratiques urbaines quotidiennes qui expliquent et interprètent les territoires et les composantes sociales qui les animent. Le but de ce travail est d’étudier les dynamiques sociales, culturelles et de genre ainsi que les significations complexes que les espaces alimentaires et physiques assument face à l’expérience quotidienne et à la négociation des relations identitaires.
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Manger en ville
17 février 2020, par Mathilde COUDRAYCe livre expose les changements des habitudes alimentaires dans des villes d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.
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Noé Ndilmbaye
25 mars 2020, par Mathilde COUDRAYQuel intérêt pour l’agriculture de précision en Afrique de l’Ouest ?
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Les « bath packets » et l’expérience urbaine liée au genre à Colombo
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYRice is a staple in Sri Lanka and is often eaten with three or more condiments. The article explores the modes in which this staple transforms itself when it becomes a packaged commodity of ‘rice and curry’ (bath packets) in the city.
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Nourrir les morts ou « Celui qui fait vivre », les différents régimes de commensalité rituelle chez les Mixe (Oaxaca, Mexique)
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYAu Mexique, les célébrations publiques et privées liées à la Toussaint (Día de Muertos), tout autant que la multiplication des représentations de la mort sous la forme de la Catrina ou de squelettes, font désormais partie d’une culture populaire se diffusant bien au-delà des frontières du pays. Le développement d’un tel imaginaire, notamment dans les zones urbaines, tend à accréditer l’idée selon laquelle les Mexicains entretiendraient un rapport de proximité avec les morts qu’ils accueilleraient en leur offrant des repas dans une atmosphère festive au moment de leur retour annuel. En réalité, l’observation ethnographique des transferts alimentaires destinés à ces visiteurs dans les communautés de Mixe vivant dans l’État d’Oaxaca prouve que la crainte de voir les morts rester dans la sphère domestique ne disparaît pas à la Toussaint. Pour le démontrer, cet article mène une étude contrastive des régimes de commensalité associés aux dépôts cérémoniels – associés à des sacrifices de volailles – selon qu’ils sont destinés aux morts ou à une entité appelée « Celui qui fait vivre ». Alors que l’anthropologie religieuse s’est souvent consacrée à l’étude de la symbolique des éléments transférés lors d’une offrande alimentaire, l’angle d’analyse adopté se concentre sur les dynamiques interactionnelles grâce auxquelles est mise en scène l’acceptation de ces transferts par ces différents destinataires. En dépit des similitudes dans la morphologie rituelle, on découvre alors que les dépôts de nourritures n’établissent pas les mêmes types de relations avec les morts ou avec « Celui qui fait vivre ».
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Le métissage, dynamique des gastronomies
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYLa gastronomie est une notion ambivalente, tantôt confisquée par un discours élitiste de l’« art de la bonne chère », tantôt assimilée par une culture du boire et du manger construite autour de ces pratiques. En 1826, Brillat-Savarin l’explicitait en « art de régler l’estomac ». Mêlant considérations médicales et recettes de cuisine, il transforme la gastronomie en Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante. Dès lors perçue comme le fait de « gastronomes », elle est « la connaissance raisonnée de tout ce qui se rapporte à l’homme en tant qu’il se nourrit ». Cette conception creuse le fossé qui sépare des cuisines dites populaires de celles dites gastronomiques, que l’on retrouve à la table des grands. La gastronomie, dans cette prétention des plus élitistes, est dénoncée par Jean-Louis Flandrin comme une « pseudo-science du bien-manger » issue d’une rationalisation des pratiques et des consommations alimentaires, et remet en cause les principes d’une diététique née des Lumières. Aussi, elle ne peut être comprise sans être rattachée à la construction des identités nationales tout comme elle présente des caractéristiques qui n’ont cessé d’être interrogées et mises en cause par les historiens.
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Genre et alimentation à l’épreuve de la vie urbaine en Afrique, Amérique latine Asie
1er juillet 2022, par Mathilde COUDRAYNuméro thématique de la revue Anthropology of Food valorisant plusieurs papiers issus du colloque "Manger en ville" d’octobre 2020.
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L’homme, le mangeur, l’animal : qui nourrit l’autre ?
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYPour l’homme, l’animal est à la fois nourriture, source de revenus, de services, d’affection et de mythes. Pour l’animal, l’homme est chasseur, éleveur, protecteur et admirateur. L’animal destiné à devenir nourriture ou à produire de la nourriture (lait, oeufs, miel...) peut donc être nourrissant et/ou nourricier.
Les conditions de prédation, de domestication, d’élevage, d’abattage, de partage, ont toujours et partout fait l’objet de prescriptions culturelles ou religieuses derrière lesquelles se profilent des conceptions de la place de l’homme dans la nature et dans l’échelle du vivant. Avec les crises alimentaires, les relations homme/animal se sont dramatisées. Leur impact est d’autant plus important qu’elles s’inscrivent dans des transformations structurelles du rapport des hommes à la nature et des mangeurs modernes à leurs aliments.
Chaire UNESCO Alimentations du monde