Il est courant d’entendre que cuisiner soi-même est avantageux financièrement. Mais qu’en est-il vraiment ? L’équipe INRA de Nicole Darmon avait déjà montré qu’un budget d’au moins 3,50 € par jour et par personne était strictement nécessaire pour avoir une alimentation nutritionnellement équilibrée. C’est un niveau en dessous duquel il est risqué de se situer… Or c’est justement l’ordre de grandeur du budget alimentaire des personnes pauvres. Cette équipe INRA est aussi à l’origine d’Opticourses, un programme de promotion de la santé pour concilier alimentation et budget (www.opticourses.fr). Dans ce cadre, un petit livret A été coconstruit avec des personnes défavorisées pour reconnaître facilement les aliments de bonne qualité nutritionnelle et connaitre leur « prix-seuil », c’est-à-dire le prix « bon plan ». Récemment, après avoir remarqué qu’aucune donnée scientifique ne démontrait l’atout prix des préparations maison versus plats industriels, l’équipe a mené une étude pour clarifier la situation.
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Articles
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La cuisine maison coûte-t-elle moins cher ?
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAY -
Table ronde - Olivier Lepiller, Nani Moré Ramon et Eleonora Ceccaldi
17 mars 2021, par Mathilde COUDRAYLa crise sanitaire que nous connaissons, et les périodes de restrictions et confinements qui en découlent, révèlent, s’il en était encore besoin, le rôle central que joue l’alimentation dans notre quotidien et, plus généralement, dans notre organisation sociale. En particulier, la fermeture prolongée d’espaces de sociabilité que sont les restaurants, bars et cantines rappellent l’importance des liens (contraints ou choisis) autour des repas partagés. Par ailleurs, la crise a aggravé les situations de précarité alimentaire d’une partie de la population qui, dans l’urgence, a pu bénéficier de nouvelles formes de solidarité.
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Les défis du dernier kilomètre de livraison pour l’industrie alimentaire - Paul Wagner
5 février 2018, par RoxanePaul Wagner, directeur du développement de Chronopostfood - Pour son 7e rendez-vous annuel, la Chaire Unesco Alimentations du monde s’intéresse aux circulations des aliments et des hommes, dans l’espace et le temps, pour comprendre comment les connaissances, traditions, habitudes et pratiques alimentaires voyagent dans le monde pour se généraliser, se recomposer, se réinventer, s’hybrider...
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Les paniers solidaires - Cocagne Alimen’terre
8 avril 2022, par Mathilde COUDRAYLE CONTEXTE : UNE PRÉCARITÉ ACCRUE ET DIFFICILEMENT IDENTIFIÉE
Depuis la crise économique de 2008, des études montrent une dégradation des conditions de vie et d’emploi ainsi qu’une augmentation des inégalités défavorables aux personnes qui étaient déjà auparavant en situation de précarité et d’exclusion sociale (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, 2012). La pauvreté, généralement considérée en termes de pauvreté monétaire, est définie par vingt-sept indicateurs (…) -
État des lieux de l’aide alimentaire à Montpellier
14 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYDans le cadre de la convention Plan Pauvreté signée entre la Ville de Montpellier, la Métropole et l’État, il a été souhaité approfondir la connaissance du dispositif d’aide alimentaire déployé sur ce territoire au travers de la réalisation d’un état des lieux.
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Comment mange le monde ?
27 janvier 2012, par ClarisseA côté de la sous-nutrition existent des problèmes de malnutrition, par carence (la faim « cachée ») ou par excès (l’obésité). Ces questions de santé publique liées aux régimes alimentaires ne se posent pas partout de la même manière (certains régimes sont considérés comme modèles : Japon, Méditerranée) et on observe encore une grande variété de styles alimentaires dans le monde. Pourtant, une tendance globale se dessine vers une surconsommation calorique, avec une plus forte proportion de produits animaux et transformés.
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Tous les résultats Foodscapes en vidéo
22 mars 2022, par Mathilde COUDRAYRetrouvez ici l’ensemble de vidéos présentant le projet et les résultats.
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La lutte contre le gaspillage alimentaire en France et aux États-Unis : mise en cause, mise en politique et mise en marché des excédents alimentaires
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYÀ travers le cas de la « lutte contre le gaspillage alimentaire » en France et aux États-Unis, cette thèse met en évidence les rouages de la transformation d’organisations capitalistes par l’incorporation de critiques sociales et écologiques, selon le processus théorisé par Boltanski et Chiapello dans Le nouvel esprit du capitalisme (1999). Reposant sur l’analyse qualitative de 213 entretiens et de plus de 125 observations menées de 2013 à 2017 au sein d’associations environnementales et caritatives, d’administrations publiques et de firmes des deux pays, ce travail de recherche retrace la construction de la cause du gaspillage, son inscription dans l’action publique, puis ses effets sur le fonctionnement de la production et des marchés alimentaires. L’argument proposé est que des militants, des chargés de la responsabilité sociale d’entreprises comme des acteurs politiques ont assuré non seulement la remise en cause mais aussi la remise en marché de produits alimentaires jusqu’alors jetés, par des mécanismes de reconstruction de valeur(s), de réallocation et de recatégorisation. Dans une démarche de changement consensuelle et réformiste, ils n’interrogent que rarement les relations de pouvoir sous-jacentes à l’origine de ces excédents. Ils contribuent ainsi à une recomposition des systèmes alimentaires qui bénéficie aux firmes dominantes autant qu’à des fondateurs d’entreprises et d’associations saisissant de nouvelles opportunités. Par ce retour réflexif sur leurs initiatives, cette thèse invite les entrepreneurs de la lutte contre le gaspillage, en France comme aux États-Unis, à s’interroger sur leur propre rôle dans l’adaptation d’organisations capitalistes.
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L’industrialisation de l’offre alimentaire
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYOù l’on repère comment des évolutions techniques et économiques, qui ne sont pas propres au champ de l’alimentation, contribuent à transformer en profondeur l’offre alimentaire et favorisent l’émergence et la diffusion d’un modèle alimentaire industriel. Un modèle que l’on aurait toutefois tort de considérer comme un aboutissement de nos modes d’organisation alimentaire.
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L’évolution des habitudes alimentaires
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYOù l’on découvre quelles sont les grandes évolutions sociétales contemporaines qui redessinent notre rapport à l’alimentation, pourquoi l’hypothèse d’une uniformisation des styles alimentaires doit être nuancée et comment l’évolution du rapport des mangeurs à leur alimentation peut être interprétée du point de vue des distanciations.
Rubriques
- « Glocaliser » l’alimentation
- L’alimentation pour se relier à soi
- Colloque 2021 - Être ensemble : l’alimentation comme lien social
- S’engager pour la transformation des systèmes alimentaires
- Faut-il doubler la production alimentaire pour nourrir le monde ?
- Fortifier les aliments pour lutter contre les carences ?
- Vous reprendrez bien un peu de protéines ?
- Lutter contre le gaspillage alimentaire ?
- Lutter contre la précarité par de l’aide alimentaire ?
- Réinvestir la cuisine et le “fait-maison” ?
- Prendre ses distances avec le local ?
- Le consomm’acteur, moteur du changement ?
- Les initiatives citoyennes et leur changement d’échelle
- L’alimentation facteur d’identité
- L’alimentation pour se relier aux autres
- Les entreprises : vers de nouveaux modèles ?
- Les rôles de la formation et de la recherche
- L’alimentation en politiques
- L’alimentation pour se relier à la biosphère
- Aux origines de l’agriculture industrielle
- Politique agroécologique et alimentaire de Montpellier
- L’industrialisation de l’offre alimentaire
- Colloque 2017 - Se nourrir de plaisirs
- L’évolution des habitudes alimentaires
- Les limites des systèmes alimentaires industrialisés
- Colloque 2019 - Manger le vivant : les microbes, du sol au ventre
- Pourquoi une approche écologique de l’alimentation ?
- Colloque 2020 - Alimentations et biodiversité : se relier dans la nature
- Décloisonner les savoirs sur l’alimentation
Chaire UNESCO Alimentations du monde