Claude Fischler interroge les racines de nos représentations, de nos goûts et de nos dégoûts alimentaires. Il décrit les mutations des modes de vie, l’invasion de la diététique, le souci croissant du corps et du poids, les révolutions de la haute cuisine et montre qu’à l’âge de l’abondance nous sommes sans doute plus menacés par la cacophonie diététique ambiante que par ce que contiennent nos assiettes.Claude Fischler, sociologue, est chercheur au CNRS. (présentation de l’éditeur)
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Articles
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L’homnivore
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAY -
L’Homme et la nature en BD
19 février 2020, par Mathilde COUDRAYAlessandro Pignocchi, auteur de bandes dessinées - La biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture désigne la diversité du vivant (des gènes aux écosystèmes), ainsi que la diversité des connaissances associées (les savoirs et savoir-faire traditionnels). Les rapports au monde du vivant évoluent, passant d’une conception figée de la nature à une vision plus dynamique. Menacée par les activités humaines, la biodiversité était perçue comme une somme d’éléments indépendants, à protéger, utiliser et valoriser.
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N°19/ Coûts cachés et juste prix de notre alimentation : entre marché, État et communs
23 mai 2022, par Mathilde COUDRAYDepuis que la monnaie et les échanges marchands existent, on s’interroge sur le juste prix des biens et services. Aristote considérait que le juste prix résultait d’un commerce naturel qui permet à une communauté de subvenir à ses besoins fondamentaux. Par opposition à un commerce pratiqué dans le but de s’enrichir au-delà de ces besoins, caractérisé par des prix excessifs.
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Comment la personne se construit en mangeant
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYL’évolution de la sensation gustative, son rôle, sa place dans la genèse de la personne ainsi que dans l’établissement des conduites alimentaires normales ou déviantes, constituent un domaine dans lequel nos connaissances sont nombreuses, foisonnantes, mais aussi mal organisée, et, sur certains plans, étrangement lacunaires.
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Promouvoir les « produits locaux » : quelles représentations chez les mangeurs de Lomé (Togo) ?
8 janvier 2018, par RoxaneAmi Ezin est consultante en développement et genre, doctorante en sociologie. De nationalité togolaise, Ami Ezin a fait des études de sociologie à l’Université de Kara (Togo) et obtenu une maîtrise option développement en 2007.
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Jeanne Le Port
8 avril 2022, par Mathilde COUDRAYMOTS-CLÉS : MULTIPLICATION DES LABELS, VITICULTURE DURABLE, RSE, VIN LABELLISÉ, ASSOCIATION D’ACTEURS
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) se définit comme l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. Certaines entreprises du monde viti-vinicole adoptent une stratégie RSE leur permettant de défendre et valoriser leurs activités ou celles de leurs adhérents. (...) -
Physiologie du goût, ou Méditations de gastronomie transcendante
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYLa Physiologie du goût est un recueil de mémoires. Mémoires d’humour, dans le ton héroï-comique, ou comment traiter de matières familières avec un rien de noblesse, un zeste de pompe ou de solennité. Cela pourrait lasser, si tout ne baignait dans la modestie et la gaieté. Brillat-Savarin est l’auteur le plus aimable qui soit. Mais il est question de cuisine. Brillat-Savarin (1755-1826) inaugure avec génie cette intellectualisation de la gastronomie qui ne devait pas cesser jusqu’à nos jours.
Il est témoin de l’époque où s’impose le restaurant, lieu pour manger, au détriment de l’auberge, refuge du voyageur sans feu ni lieu, où l’on ne faisait guère que boire et se nourrir. La cuisine se professionnalise et toute profession suscite discours ; se mettre à table est affaire de langage. Au-delà du besoin de manger, le plaisir de la table est comme une mise en scène : le luxe du désir. La nourriture désirée est une sorte de cérémonie ethnographique par laquelle l’homme célèbre son pouvoir, sa liberté de brûler son énergie "pour rien".
"En ce sens, dit Roland Barthes, le livre de Brillat-Savarin est de bout en bout le livre du "proprement humain", car c’est le désir (en ce qu’il se parle) qui distingue l’homme". (présentation de l’édition parue en 2017 chez Flammarion) -
Santé, corps et alimentation chez les jeunes mangeurs casablancais au temps du Covid 19
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYSur la base d’une enquête ethnographique (environ trente entretiens semi-directifs avec une répartition égale entre hommes et femmes et une observation participante), conduite à partir du mois de mars 2020 à Casablanca, nous proposons une communication sur les pratiques alimentaires et les représentations du corps et de la santé chez les jeunes mangeurs casablancais de 18 à 34 ans, dans le contexte actuel de crise sanitaire liée au Covid 19.
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Benoît DAVIRON : « Du solaire au minier, une histoire de la place de l’agriculture dans le développement »
28 octobre 2019, par Mathilde COUDRAY« Le cœur de mon intervention portait sur les implications pour l’agriculture et les usages de produits agricoles, du passage des sociétés d’un régime métabolique solaire à un régime métabolique minier. On a eu au cours du XVIIIe – XIXe avec la révolution industrielle, un changement majeur de ces régimes métaboliques où on est passé de sociétés dont le métabolisme reposait avant tout sur de la biomasse, c’est-à-dire des produits issus du vivant ou des produits vivants ou tirés du vivant, à des sociétés dont le métabolisme repose de plus en plus sur des ressources du sous-sol. Le plus marquant était le pétrole et le charbon.
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L’alimentation comme relations aux autres
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYOù l’alimentation est présentée comme un moyen de s’inscrire dans un collectif, de se relier à d’autres êtres humains : à table, lorsqu’on partage de la nourriture ; au marché, au travers des sociabilités qui s’instaurent dans les relations marchandes ; en voyage, quand la nourriture permet de découvrir la culture locale…
Rubriques
- L’alimentation pour se relier à soi
- « Glocaliser » l’alimentation
- 2021 / Être ensemble - L’alimentation comme lien social
- S’engager pour la transformation des systèmes alimentaires
- Séminaire 2014
- Faut-il doubler la production alimentaire pour nourrir le monde ?
- Séminaire 2013
- Fortifier les aliments pour lutter contre les carences ?
- Séminaire 2012
- Vous reprendrez bien un peu de protéines ?
- Lutter contre le gaspillage alimentaire ?
- Lutter contre la précarité par de l’aide alimentaire ?
- Réinvestir la cuisine et le “fait-maison” ?
- Prendre ses distances avec le local ?
- Le consomm’acteur, moteur du changement ?
- Les initiatives citoyennes et leur changement d’échelle
- L’alimentation facteur d’identité
- L’alimentation pour se relier aux autres
- Les entreprises : vers de nouveaux modèles ?
- Les rôles de la formation et de la recherche
- L’alimentation en politiques
- L’alimentation pour se relier à la biosphère
- Aux origines de l’agriculture industrielle
- Politique agroécologique et alimentaire de Montpellier
- L’industrialisation de l’offre alimentaire
- 2017/ Se nourrir de plaisirs
- L’évolution des habitudes alimentaires
- Séminaire 2018
- Les limites des systèmes alimentaires industrialisés
- Séminaire 2017
- 2019/ Manger le vivant - Les microbes, du sol au ventre
- Pourquoi une approche écologique de l’alimentation ?
- Séminaire 2016
- 2020/ Alimentations et biodiversité : se relier dans la nature
- Décloisonner les savoirs sur l’alimentation
- Séminaire 2015
Chaire UNESCO Alimentations du monde